Important Modern & Vintage Timepieces

Monaco, July 16, 2019

LOT 46

PATEK PHILIPPE, INDEPENDENT DEAD SECONDS POCKET WATCH, PINK GOLD

Very fine and extremely rare open-face, keyless-winding, round-shaped pocket watch, hinged case back, with two horological complications. Dead independent seconds (exterior graduation with central hand activated by the rectangular push-piece located on the case band, at 1:15), safety bolt locking the dead seconds’ functions (slide at 1:50) and two mounting barrels in series with unidirectional-winding and « free » mainspring. Enamel dial with Roman numerals. Originally the case back was engraved in taille-douce with the cypher « E.R. ».

Très belle et extrêmement rare montre de poche à remontage au pendant en or rose 18k (750). Deux complications horlogères. Secondes mortes indépendantes et remontage unidirectionnel avec ressort « libre ». Cadran émail, chiffres romains. Le fond de boîte était à l’origine gravé en taille-douce avec le monogramme « E.R. ».

Brand Patek Philippe

Year Circa 1888

Calibre  19” gilded brass, with two going barrels (the one of the dead seconds mechanism with slipping mainspring, so-called free spring), double-train of wheels, straightline equilibrated lever escapement, cut-compensated balance and blued steel hairspring with terminal curve. N. 80 045

Case No. 206 879

Dimensions 50.3 mm

Signature Case, dial and movement

Accessories Extract from the Archives

EUR 8,000 - 12,000

CHF 9,000 - 13,000 / USD 9,000 - 13,000

Sold: EUR 20,800


Grading System
Grade: AAA

Excellent

Case: 3

Good

Movement: 3*

Good

Overhaul recommended, at buyer's expense

Dial: 3-01

Good

HANDS Original


Notes

Movement based on Swiss patent n°1 017, delivered on May 23, 1889, to Patek, Philippe & Co., Geneva, for a « Montre à secondes indépendantes à deux barillets se remontant ensemble par le même mécanisme de remontoir au pendant, et à deux corps de rouage dont le rouage des secondes est planté dans le même pont et au-dessus de celui de la montre ». The Extract from the Archives, dated January 29, 2018, mentioned that this watch was sold on December 30, 1891. Mouvement basé sur le brevet suisse d’invention n°1 017, délivré le 23 Mai 1889 à Patek, Philippe & Co., Genève, pour une « Montre à secondes indépendantes à deux barillets se remontant ensemble par le même mécanisme de remontoir au pendant, et à deux corps de rouage dont le rouage des secondes est planté dans le même pont et au-dessus de celui de la montre. ». Selon l’extrait des Archives datant du 29 janvier 2018, la montre fut vendue le 30 décembre 1891. Patek Philippe dead independent seconds with two mounting barrels in series with unidirectional-winding and « free spring ». In a watch with independent dead seconds, the central seconds hand jumps once per second, prior to that the hand remains immobile, hence the designation « dead seconds ». This mechanism is different from that of sweep seconds, in which the seconds hand advances gradually and continually. The mechanism driving the seconds hand – generally an additional wheel train, driven by a second mainspring in a second barrel – may be stopped without any effect on the watch’s functions. This is why it is called « independent ». This watch is fitted with the new system with two mounting barrels in series with unidirectional-winding and « free » mainspring, This invention led to the Swiss invention patent delivered to Patek, Philippe & Co, Geneva, on May 23, 1889 (n°1 017). In fact, this invention was already presented by Jean-Adrien Philippe (1815-1894), during the Universal Exhibition of Paris in 1867. This invention dates back to 1866. The Genevan manufacture will market watches of this type until 1913. As with its mechanism of winding and time-setting at the pendant, nearly a quarter of a century of reflections and improvements lead to the final version that finally got patented in 1889. Very few of them were made, this watch is one of the twenty produced according to this design. A similar watch is referenced in the Patek Philippe Museum Book (Page 263) under the movement n°80 048 and stated as probably one of the earliest made. Jean-Adrien Philippe’s own independent dead seconds pocket watch movement n°80 050 was auctioned this year.

Secondes mortes indépendantes à deux barillets en série et remontage unidirectionnel avec ressort « libre ». Dans une montre à secondes mortes indépendantes, l’aiguille des secondes centrales saute une fois par seconde, après avoir marqué un temps d’arrêt à l’origine de l’appellation « seconde morte ». Ce mécanisme diffère des mouvements classiques où l’aiguille avance graduellement et continuellement. Le dispositif opérant la seconde, généralement des roues additionnelles, engrené par un ressort dans un deuxième barillet peut être arrêté sans affecter les fonctions de la montre, alors dite « indépendante ». Les premières « secondes mortes indépendantes« datent de 1866 et sont présentées par Jean-Adrien Philippe (1815-1894) durant l’Exposition Universelle de Paris en 1867. Après plus de 25 ans de réflexions et d’améliorations, Jean-Adrien Philippe présentera le calibre définitif équipant la montre présentée ici, assurément l’une des premières produites, conduisant au brevet suisse d’invention délivré à Patek Philippe & Co., Genève le 23 mai 1889 (n°1 017). Elle est équipée du nouveau système comprenant deux barillets en série se remontant ensemble et à deux corps de rouage, avec ressort libre ou bride glissante, autorisant entre autre la mise à l’heure et le remontage au pendant sans risque de casse. La manufacture genevoise produira des montres de ce type jusqu’en 1913. Une montre similaire qualifiée de « probablement l’une des premières réalisées » est référencée dans le livre Patek Philippe Museum (Volume I, p. 263) portant le mouvement n°80 048 (rappelons que la montre présentée ici, n°80 045, est antérieure de 3 numéros). La montre de Jean Adrien Philippe, n°80 050, a été adjugée aux enchères en Suisse cette année.